Benyamin Nétanyahou frappe l’Iran mais vise Joe Biden

Le moment de l’attaque sur Natanz (une opération obligatoirement préparée de longue date et dont le déclenchement est fonction des circonstances politiques) n’est pas indifférent, estime Ardavan Khoshnood, un analyste du Centre Begin-Sadate d’études stratégiques de Jérusalem. Si, comme il le suspecte et comme les médias s’en sont fait l’écho, Américains et Iraniens avaient progressé à Vienne sur la voie d’un retour au respect mutuel des conditions de l’accord de 2015, « l’attaque sur Natanz pourrait bien être une réaction à un tel accord déjà existant entre les États-Unis et l’Iran »4, écrit l’analyste. Autrement dit, le sabotage de la centrale iranienne serait un message israélien prioritairement dirigé vers les États-Unis.